Installationview 2018, Wien Vivarium Biologische Versuchsanstalt


Vivarium Vienna, installationview, Galerie Josephine Wagner, 2018


Vivarium Vienna, installationview, Galerie Josephine Wagner, 2018
"vorvorgestern" curated by_Franziska Lesák


3 female chiefs watching the books 2018
paper, styrofoam, yarn & textil applications, size variable


Geburtshelfer-Krötenstudien, Salamander, Paul Kammerer 1924, Vorfahre der Epigenetik


Die österreichische Akademie der Wissenschaften 1938, Ausstellungskatalog 2013, Klaus Taschwers Publikationen

 

    

curated by Franziska Lesák, Viennaline 2018

VIVARIUM
PRATER VIENNA II 1902-1945

On behalf of the Austrian Academy of Sciences in APRIL 1938
THE BIOLOGICAL VIVARIUM IS CLOSED DUE TO ESSENTIAL "CLEANSING" WORK.

OEAW Vivarium 2018, 3 chieftesses guard the books

The Austrian Academy of Sciences (OEAW) has a long tradition of bringing together excellent scientists and influential researchers under one roof.
In 1938, the Academy was taken over by German Third Reich NSDAP Nazi Party and merged with the University of Vienna under Fritz Knoll, a National Socialist botanist and rector. The Vivarium, previously an external research facility located in the Vienna Prater park, was funded and founded in 1902 by three Jewish researchers (Hans Leo Przibram, zoologist and founder of experimental biology in Austria; Leopold von Portheim, botanist; and Wilhelm Figdor, Austrian plant physiologist) and later became part the OEAW. The three Jewish founders had exerted considerable efforts to affiliate their private institute with the OEAW ? an endeavor that was to have disastrous consequences in 1938. Everything was confiscated and expropriated, and the Jewish researchers were forced to give up their positions and assets, and finally hand over their keys. Their story is just one part of a major scientific scandal. Today we know that one of those ingenious minds working on the Vivarium, Paul Kammerer, is responsible for an invention that continues to be of significance even today (the artist wrote her dissertation on this research area, now known as Epigenetics, in 2013: Visualization of Evolution / 2014 deGruyter).
This installation and reading area (see pictures) was set up to document the background information of this scandal that rocked Vienna in 1938. It is guarded by statues of three chieftesses: an African-American, an Asian woman and a Native American, all female chiefs. They wear hoods that signify their affiliation.

Their guarding and protecting of the books is a metaphor for the feminine view of history that is still lacking to this day and that has become a central concern of the artist. If the women had been the ones to decide what to write down and, above all, what to write about, our world would look quite different today. Both installations point to a historical-cultural order, which we must break up in order to be able to find a different viewpoint on the present. The chaos on stage is akin to an accumulation of facts and issues that threatens to sink in disorder. The aesthetic interplay of our contemporary design surface provoked the artist into creating hoarder-like stagings. Petra Maitz's artistic strategy of attention engagement resulted in an almost sketchy approach to her new field of inquiry, the history of scientific discoveries, and dispelled the risk of unmanageable chaos. Individual, significant subjects are processed slowly and carefully.
Currently, the focus is on a biographical review of the history of science in Austria and Germany around the turn of the century and after.
The expulsion of the Jewish-Austrian scientific community, in the 20s and 30s of the 20th century discussed in the context of philosophy, the founding of theoretical biology and the development of medicine are the basic substance for the research and the representation of the events around 1938 in Vienna.

 

À la demande de l'Académie autrichienne des Sciences en AVRIL 1938

EN RAISON DE « TRAVAUX D’ÉPURATION » IMPOSSIBLES À REPORTER, LE LABORATOIRE BIOLOGIQUE EST FERMÉ.

Vivarium OEAW 2018, 3 femmes de chef de tribu surveillent les livres

Réunir des scientifiques d'excellence et d'influents chercheurs sous un même toit est une longue tradition de l'Académie autrichienne des Sciences (abrégée en allemand : OEAW).
En 1938, elle a été annexée au Parti national-socialiste des travailleurs allemands du Reich et sous la direction de Fritz Knoll, un botaniste et recteur national-socialiste, elle a été alliée à l'Université de Vienne. Plus tard, le vivarium, un établissement externe de recherche dans le Prater de Vienne, financé et fondé en 1902 par 3 chercheurs juifs (Hans Leo Przibram, zoologue et fondateur de la biologie expérimentale en Autriche, Leopold von Portheim, botaniste et Wilhelm Figdor, physiologue végétal autrichien), faisait partie de l'OEAW. Les trois fondateurs juifs s'étaient donnés du mal pour unir l'institut privé à la OEAW, ce qui causa leur perte en 1938. Tout a été confisqué, les trois chercheurs juifs furent dépossédés, contraints d'abandonner leur métier et tous leurs biens, et durent rendre les clés. Leur histoire fait partie d'un grand scandale de la science. On sait aujourd'hui que l'un des génies qui travaillaient au vivarium, Paul Kammerer, est à l'origine d'une invention dont les effets sont encore visibles aujourd'hui (l'artiste a écrit sa dissertation sur ce sujet, à savoir le domaine de recherche appelé l'épigénétique, en 2013 : Visualisation of Evolution/2014 deGruyter).
Cette installation et ce point de lecture (voir les images) ont été montés pour documenter les coulisses du scandale à Vienne en 1938 et sont surveillés par 3 personnages, trois femmes de chef, une Afro-américaine, une Asiatique et une Indigène. Elles portent des couvre-chefs indiquant leur appartenance.

La surveillance et la garde de livres comme métaphore pour un visage féminin de l'Histoire, qui manque aujourd'hui encore, est devenue la cause centrale de l'artiste. Si les femmes avaient décidé comment et surtout ce que l'Histoire aurait dû retenir, le monde serait différent aujourd'hui. Les deux installations font référence à un ordre historico-culturel que nous devons faire éclater afin de pouvoir changer notre regard sur le présent. Le chaos sur scène ressemble à une collection de faits et sujets qui, en désordre, risquent de sombrer. Le jeu d'esthétique de notre surface contemporaine de design a poussé l'artiste à créer des mises en scène quasi-syllogomane. La stratégie artistique consistant à pratiquer la dynamique de l'attention a engendré chez Petra Maitz un rapprochement esquissé vers son nouveau domaine d'investigation, à savoir le traitement de l'histoire des découvertes dans les sciences naturelles, et conjurer le risque du chaos impossible à surmonter. D'importants sujets individuels sont traités lentement.
Actuellement, le devant de la scène est occupé par une rétrospective biographique de l'histoire de la science en Autriche et en Allemagne au tournant du siècle et plus tard.
L'expulsion de l'intelligentsia juive des sciences naturelles autrichiennes, discutée à l'époque dans le contexte philosophique, dans les années 1920 et 1930 du 20e siècle, la fondation de la biologie théorique et le développement de la médecine constituent la substance de base d'une recherche et de sa représentation des évènements autour de 1938 à Vienne.

 

Im Auftrag der öst. Akademie der Wissenschaften im APRIL 1938

WEGEN UNAUFSCHIEBBARER "REINIGUNGSARBEITEN" WIRD DIE BIOLOGISCHE VERSUCHSANSTALT GESCHLOSSEN.

OEAW-Vivarium 2018, 3 Häuptlingsdamen bewachen die Bücher

Die öst. Akademie der Wissenschaften (abgekürzt: OEAW) hat eine lange Tradition Exzellenzwissenschaftler und einflussreiche Forscher unter einem Dach zu vereinen.
1938 wurde sie der Reichsdeutschen NSDAP angeschlossen und unter Fritz Knoll, einem nationalsozialistischem Botaniker und Rektor, mit der Uni Wien vereint. Das Vivarium, eine externe Forschungseinrichtung im Wiener Prater, finanziert und gegründet 1902 von drei jüdischen Forschern (Hans Leo Przibram, Zoologe und Begründer der experimentellen Biologie in Österreich, Leopold von Portheim, Botaniker und Wilhelm Figdor, österreich-ischer Pflanzenphysiologe) war dann später Teil der OEAW. Die drei jüdischen Gründer hatten sich bemüht das private Institut an die OEAW anzuschließen, was Ihnen 1938 zum Verhängnis wurde. Alles wurde konfisziert und enteignet, die jüdischen Forscher mussten Job und Vermögen aufgeben und den Schlüssel abgeben. Ihre Geschichte ist Teil eines großen Wissenschaftsskandals. Heute weiß man, dass einer dieser genialen Köpfe, die am Vivarium arbeiteten, Paul Kammerer, eine Erfindung machte, die bis heute nachwirkt. (darüber, das als Epi-Genetik bezeichnete Forschungsgebiet, hat die Künstlerin 2013 ihre Dissertation geschrieben: Visualisation of Evolution/2014 deGruyter).
Diese Installation und Lesestelle (siehe Bilder) wurde eingerichtet, um die Hintergründe des Skandals in Wien 1938 zu dokumentieren und wird bewacht von 3 Figuren, drei Häuptlingsdamen, eine Afro-Amerikanerin, eine Asiatin und eine Indigene Dame. Sie tragen Mützen, die deren Zugehörigkeit bestimmen.

Das Bewachen und Hüten von Büchern als Metapher für eine weibliche Sicht der Geschichte, die ja bis heute fehlt wurde zum zentralen Anliegen der Künstlerin. Hätten die Frauen darüber entschieden, was aufgeschrieben wird und vor allem worüber geschrieben wird, würde die Welt heute anders aussehen. Beide Installationen verweisen auf eine historisch-kulturelle Ordnung, die wir aufsprengen müssen, um einen anderen Blick auf die Gegenwart richten zu können. Das Chaos auf der Bühne gleicht einem Ansammeln von Fakten und Themen, die ungeordnet drohen zu versinken. Das Ästhetikspiel unserer zeitgenössischen Designoberfläche provozierte die Künstlerin zu messie-artigen Inszenierungen. Die künstlerische Strategie, Aufmerksamkeitsdynamik zu betreiben, hat bei Petra Maitz eine skizzenhafte Annäherung an ihr neues Untersuchungsfeld, die Historie naturwissenschaftlicher Entdeckungen zu bearbeiten, hervorgebracht und das Risiko des nicht zu bewältigenden Chaos gebannt. Einzelne gewichtige Sujets werden langsam abgearbeitet.
Im Vordergrund steht derzeit eine biographisch bedingte Rückschau an die Zeit der Wissenschaftsgeschichte in Österreich und Deutschland um die Jahrhundertwende und danach.
Die Vertreibung der jüdischen Intelligenzija der öst. Naturwissenschaften, die damals im Philosophiekontext diskutiert wurden, das war in den 20ger und 30ger Jahren des 20. Jhdts., die Gründung der theoretischen Biologie und die Entwicklung der Medizin bilden die Grundsubstanz einer Recherche und deren Darstellung der Geschehnisse um 1938 in Wien.